Musée d'art et de littérature du Gaucho


Présentation

Le projet d'un Musée Virtuel des arts et des littératures "gauchas", voudrait entamer une réflexion en profondeur sur la « civilisation » ou la « culture gaucha » qu’implique trois pays et deux langues, dans une zone aujourd’hui très dynamique bien délimitée dans le contexte du Marché Commun du Sud (Mercosur). Grâce aux acquis obtenus dans la phase une (Objetsur, Base de Données d'Objets Littéraires ), il est devenu possible d’envisager un Musée virtuel, accessible par Internet, de la civilisation ou culture « gaucha », qui permettrait de traiter avec un objectif de recherche, par exemple les fonds du Musée Gaucho de Montevideo, du Museu Fundação Érico Veríssimo du Rio Grande do Sul et du Parque Criollo y Museo gauchesco Ricardo Güiraldes de l’Argentine. Entre des objets imagés et des objets littéraires, il serait possible alors de dessiner les contours historiques et géographiques de l’imaginaire « gaucho ».

Bartolomé Hidalgo (1788-1822) dans les fameuses « Relaciones » raconte ( avec des vers considérés à l’origine de la poésie gauchesca) des choses quotidiennes de la ville et de la campagne. Cette littérature évocatrice fera émerger alors des objets qui vont constituer la mythologie tellurique des nouvelles nations du Rio de la Plata dans l'époque post-coloniale (de 1810 à 1870). Les plaisirs et les aventures des « gauchos », par exemple, ces paysans habitant la campagne du Rio de la Plata, sont racontés par Hidalgo dans la "Relación que hace el gaucho Ramón Contreras a Jacinto Chano, de todo lo que vio en las fiestas mayas en Buenos Aires, en el año 1822 " (Hidalgo, 1822) . Dans ce titre, est déjà montrée cette volonté de voir les choses en  elles-mêmes et de raconter, de faire une relación, une relation factuelle de tout ce que le gaucho Contreras a vu dans les fêtes du mois de Mai. La narration est colorée et riche en détails. Les fêtes et en particulier les fêtes de l’indépendance permettent à Hidalgo, de réaliser une description précise de tous les jeux et coutumes de l’époque : des drapeaux, des danses, des chansons. Nous voudrions donc étudier comment se génère cet ensemble d’objets matériels et immatériels que nous allons appeler culture gauchesca, à partir de l’hypothèse provisoire suivante :  ce n’est pas le gaucho, mais son antithèse, l’étranger, le gringo « tellement apparent, faux, mimétique » selon un auteur de l’époque, qui renforce cette mythologie de l’homme de la pampa, structurant la région.

 

 

 

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